Auto-entrepreneur : où en est-on ?

Auto-entrepreneur : où en est-on ?

Lors de sa création, en 2008, il a fait beaucoup de bruit. Lui, c’est le statut d’auto-entrepreneur, régime français de travailleur indépendant. Son but ? Simplifier les démarches administratives pour permettre à tout un chacun d’ouvrir sa propre entreprise à but lucratif.

Auto-entrepreneur : où en est-on ?
Le statut d’auto-entrepreneur a pour but de simplifier les démarches administratives. Photo Pixabay

Le statut d’auto-entrepreneur est ouvert à tous

Tout d’abord, il faut savoir que ce statut est ouvert à tous : étudiant, salarié, demandeur d’emploi, fonctionnaire ou dirigeant assimilé salarié. Les démarches de création d’entreprise sont nettement plus simples que pour les autres statuts (SARL, SAS, etc.), et vous n’avez pas besoin d’apport en capital. Vous pouvez donc partir de zéro. Le statut d’auto-entrepreneur s’adresse aussi bien aux personnes souhaitant effectuer une activité à plein temps qu’à celles qui veulent en bénéficier d’un revenu complémentaire, comme les retraités par exemple. En juin 2015, l’Urssaf comptait plus d’un million d’auto-entrepreneurs inscrits.

Activité commerciale, artisanale ou libérale

Le statut d’auto-entrepreneur est adapté pour tout type d’activités :

  • Activités commerciales et prestations de services commerciales (commerce de marchandises, hôtellerie-restauration, etc.)
  • Activités artisanale, qu’il s’agisse d’une activité de création (ébénisterie, création de bijoux, etc.) ou de services. Vous souhaitez être serrurier à Toulouse et ne pas prendre trop de risques, monter votre petite boîte d’électricité, etc. Ce statut est fait pour vous.
  • Activités libérales, qui regroupe les métiers d’expertise et de conseil comme la comptabilité, le coaching, les professorat indépendant, etc.

Un stage pour former à la gestion

Les travailleurs souhaitant exercer une activité artisanale, comme être vitrier sur Toulouse ou boulanger à Nice, sont obligés de suivre un stage de préparation à l’installation (SPI). Il s’agit d’une formation à la gestion de l’auto-entreprise, dont vous pouvez être dispensé sous certaines conditions (bac +2 en éco-gestion, pratique d’une activité libérale pendant au moins trois ans, brevet de maîtrise délivré par une chambre de métiers et de l’artisanat, etc.).

Un chiffre d’affaires plafonné

Si vous optez pour le régime d’auto-entrepreneur, sachez que le chiffre d’affaires est plafonné à 82 800 euros pour une activité commerciale et 33 200 euros tout autre prestation de services ou profession libérale.

NB : Depuis 2011, les auto-entrepreneurs sont assujettis à de nouvelles taxes comme la CFE (cotisation foncière des entreprises) ou la CFP (contribution à la formation professionnelle). De fait, on parle désormais de « régime de micro-entrepreneur » plus que de « régime d’auto-entrepreneur », même si c’est cette deuxième appellation qui reste dans le langage courant.

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