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Entre l’instantanéité des échanges et le besoin de confiance, la communication mobile a changé de cadence. Les clients veulent comprendre vite, agir en un geste, et sentir qu’ils parlent bien à la bonne marque. Or, pendant longtemps, le duo SMS/MMS a fait le job… sans vraiment suivre l’évolution des usages. C’est là que le RCS message s’invite : une messagerie plus riche, plus lisible, plus proche d’un chat, pensée pour moderniser la relation client sans obliger à installer une nouvelle application.

Vous aussi, vous en avez un peu assez des SMS “secs” côté parcours ?

Le SMS reste pratique. Rapide. Universel. Mais dans un parcours client, il montre vite ses limites. D’abord, les liens : ils passent, oui, sauf qu’un lien “nu” inspire rarement confiance. Ensuite, l’absence d’images et d’éléments interactifs oblige à renvoyer vers un site, puis vers une page, puis vers un formulaire… Résultat : un chemin haché, et sur mobile chaque étape en trop fait décrocher des gens.

Autre sujet qui fâche : la réassurance. Avec un SMS, difficile de prouver l’identité de l’expéditeur dès la première seconde. Beaucoup ont déjà eu ce doute : un message reçu “de la banque” ou “du transporteur”, et la suspicion arrive immédiatement. Dans ce contexte, des approches plus structurées, souvent liées à des solutions informatiques orientées relation client, aident à remettre de la clarté sur mobile, sans compliquer la vie des utilisateurs.

RCS, en clair : de quoi parle-t-on exactement ?

Le RCS (Rich Communication Services) est un standard de messagerie qui modernise les messages sur mobile. L’idée est simple : passer d’un SMS basique à une conversation proche d’un chat, avec des contenus enrichis (visuels, boutons, cartes) et des interactions plus fluides. Le tout sans demander au client de télécharger une appli dédiée, puisque le RCS s’appuie, selon les appareils et opérateurs, sur l’application de messagerie par défaut.

Dans la pratique, le RCS permet d’envoyer des messages qui ne ressemblent plus à une ligne de texte isolée. Ils peuvent guider l’utilisateur, proposer des choix, présenter une information de façon plus nette. Et quand ce n’est pas disponible, l’envoi peut repasser en SMS : ce détail compte, parce qu’il évite de “casser” un service.

Qui porte le RCS (et pourquoi Google revient souvent) ?

Le RCS est un standard porté par un écosystème : opérateurs, constructeurs et acteurs de la messagerie. Si Google est souvent cité, c’est parce que Google Messages a accéléré l’adoption sur Android, en rendant l’usage plus accessible et plus cohérent. Pour une entreprise, cela signifie surtout une chose : le RCS n’est pas “une app de plus”, c’est une capacité de la messagerie mobile, qui dépend de la compatibilité chez les clients et des accords chez les opérateurs.

RCS “bout en bout” : promesse, réalité, et nuances

Sur la sécurité, mieux vaut employer les bons mots. Le chiffrement (parfois présenté “de bout en bout” selon les contextes) n’est pas la même chose que la vérification d’expéditeur. Le RCS peut renforcer l’authenticité perçue via un profil de marque, un nom validé, une présentation cohérente. Mais la protection des données, elle, dépend aussi des configurations, des fournisseurs et des pratiques. Autrement dit : le RCS aide à rassurer, toutefois il ne remplace pas une politique sérieuse de conformité, de consentement et de gestion des données.

RCS vs SMS vs MMS : ce qui change vraiment (et ce qui ne change pas)

La comparaison utile ne se fait pas seulement sur la technique, mais sur l’usage. Le SMS est redoutable pour l’urgence et la simplicité. Le MMS a tenté d’ajouter du média, sans apporter une ergonomie moderne. Le RCS, lui, rapproche les messages d’un échange de chat : plus lisible, plus interactif, plus guidé sur mobile.

Le SMS : simple, direct… mais vite limité

Le SMS reste pertinent pour des messages courts, des alertes, des codes à usage unique, ou une info qui doit passer même avec peu de réseau. Dès qu’il faut expliquer, rassurer, faire choisir ou orienter, la communication devient fragile : texte trop long, liens ignorés, incompréhensions, et parfois méfiance. Beaucoup d’équipes marketing se sont déjà fait surprendre par ça, en pensant qu’un “bon texte” suffisait.

Le MMS : on l’oublie souvent, mais il a ses contraintes

Le MMS a introduit l’image, mais avec des limites connues : poids, compatibilité, rendu variable, parfois une lecture qui “sort” de la conversation. Au final, il n’a pas réglé le cœur du problème : guider l’utilisateur avec des contenus clairs et actionnables, sans friction.

Le RCS : la messagerie qui ressemble (enfin) à un vrai chat

Avec le RCS, les messages peuvent intégrer des rich cards, des boutons d’action, des carrousels, des images ou vidéos, et des indicateurs de lecture. Côté utilisateur, l’effet est immédiat : les messages paraissent structurés, les choix sont visibles, l’action est simple. Moins de devinettes, plus d’évidence. Et quand la compatibilité n’est pas au rendez-vous, le SMS prend le relais, sans drame.

Ce que le RCS change pour vos clients (et pourquoi ça peut rassurer)

Vu côté utilisateurs, le RCS réduit la charge mentale. Les messages ne “tombent” plus comme des notifications à interpréter ; ils apportent du contexte. Et c’est souvent ce contexte qui rassure : identité affichée, profil cohérent, éléments visuels alignés. La communication mobile gagne en lisibilité, et donc en crédibilité.

Une approche plus guidée : choisir au lieu de deviner

Le principe qui fait la différence est simple : proposer des boutons de réponse, des choix rapides, des actions en un tap. Au lieu de demander au client de répondre “1”, “2” ou “OUI”, le message affiche des options compréhensibles. Cette logique diminue les erreurs, limite les incompréhensions, et évite des allers-retours inutiles.

Des signaux utiles : lecture, réponses, actions

Selon les scénarios, il devient possible d’accéder à des infos de lecture, de clics sur boutons, ou de réponses directes dans la messagerie. C’est précieux pour améliorer un parcours, à condition de rester sobre. Trop de relances, même joliment mises en forme, finissent ignorées. La règle qui sauve souvent une campagne : envoyer moins, mais mieux, et à des moments cohérents.

Côté entreprises : quels bénéfices concrets pour le marketing et la relation client ?

Pour les entreprises, l’intérêt du RCS tient en trois idées : clarté, action, cohérence. Les messages deviennent plus faciles à comprendre, les parcours plus courts, et la marque plus reconnaissable. Sans promettre des miracles, le RCS aide à réduire les frictions : moins d’hésitation, moins de clics “perdus”, plus d’interactions utiles. Ce n’est pas magique, c’est juste mieux pensé pour le mobile.

Marketing : des campagnes plus lisibles, plus actionnables

Côté marketing, le RCS permet d’intégrer des CTA sous forme de boutons, des contenus visuels et des chemins guidés. Plutôt que d’envoyer un SMS avec une phrase et un lien, il devient possible de construire un message qui présente une proposition, deux variantes, puis une action principale. C’est plus propre, plus “fini”, et cela joue sur la perception de sérieux. Autre avantage : l’envoi peut être scénarisé, étape par étape, au lieu d’une rafale envoyée au hasard.

Service et support : moins d’allers-retours, plus d’efficacité

Pour les services d’assistance, le RCS peut structurer une pré-qualification : catégories, choix de motifs, collecte d’informations simples. Pas besoin d’usine à gaz. L’objectif est d’obtenir le bon contexte dès le début, pour répondre plus vite et éviter les dialogues sans fin. Et détail pratique : les options restent dans la messagerie, donc sur le même écran, ce qui évite les “je ne retrouve plus le lien”.

Gestion, pilotage et conformité : garder la tête froide

Le RCS donne accès à des signaux d’interaction (lecture selon les cas, clics, réponses). Utile, oui. Mais la tentation de sur-solliciter est réelle : à force, l’utilisateur se ferme, et c’est toute la relation qui se refroidit. À ce titre, consentement, respect des préférences, et bonne gestion des données restent non négociables. La qualité du message prime sur la quantité, même quand le format permet plus de “richesse”.

Quels contenus peut-on envoyer en RCS, au juste ?

Le RCS ouvre une palette de formats : texte enrichi, images, vidéos, cartes, carrousels, boutons, fiches produit, parfois même localisation. La règle qui évite beaucoup d’erreurs est simple : choisir le format qui aide l’utilisateur, pas celui qui “fait joli”. Un message clair bat presque toujours un message surchargé.

Cas d’usage concrets : du parcours d’achat aux notifications utiles

  • Confirmation : commande, rendez-vous, réservation, avec bouton “Ajouter au calendrier” ou “Modifier”.
  • Suivi : livraison, étape suivante, ou incident, avec actions rapides et contact direct.
  • Qualification : orientation vers le bon service via un arbre de choix simple.
  • Offre : présentation de 2 ou 3 options maximum, puis un bouton principal (acheter, découvrir, rappeler).

Erreurs fréquentes : trop de visuels lourds, trop d’options au même endroit, ou une promesse floue. Un message = une intention. C’est basique, presque scolaire, et pourtant c’est ce qui tient sur la durée quand les volumes montent.

Activer le RCS sur Google Messages : le pas-à-pas (sans se perdre)

Sur Android, l’activation passe souvent par Google Messages. Dans l’application, ouvrez les paramètres, cherchez les options de chat (ou fonctionnalités de chat), puis activez le RCS. Ensuite, vérifiez le numéro, et laissez la configuration se faire. Si tout se passe bien, l’application indique que les fonctionnalités sont actives. Sinon, un statut “connexion…” peut durer, et c’est là que l’on perd du temps.

Prérequis à vérifier : compatibilité du mobile, connexion data (Wi‑Fi ou 4G/5G), et application à jour. Sans ces bases, l’activation peut tourner en rond. Cela arrive notamment après un changement d’appareil ou une portabilité : rien de grave, mais il faut être patient et méthodique.

Les points qui coincent le plus souvent (et comment les vérifier)

  • RCS indisponible côté opérateur : patienter, ou vérifier les options de ligne auprès de l’opérateur.
  • Pas de données actives : le RCS s’appuie sur Internet, contrairement au SMS.
  • Application par défaut : Google Messages doit être l’application SMS par défaut sur Android.
  • Paramètres de chat : désactiver puis réactiver peut relancer l’enregistrement ; appuyez sur l’option correspondante dans les paramètres.
  • Numéro “bloqué” : après un nouvel appareil, attendre un peu avant de retenter l’activation aide souvent.

Compatibilité en France : opérateurs, Android, Apple… et la vraie vie

Sur le papier, le RCS progresse vite. Sur le terrain, tout le monde n’a pas la même expérience. Selon les appareils, les opérateurs, et les réglages, certains verront des messages RCS complets, d’autres recevront un SMS classique. En France, cette réalité impose une approche souple : viser la meilleure version possible, tout en gardant un plan B.

Un point revient souvent : Apple, iPhone et iMessage. Quand une personne utilise iMessage, la logique n’est pas la même que sur Android, et le support du RCS dépend du contexte. Voilà pourquoi il faut raisonner en “mix” et en fallback, pas en scénario unique. Même une équipe bien rodée peut se faire piéger si elle suppose que tous les mobiles sont au même niveau.

“Et si mon client n’a pas le RCS ?” la question qui revient tout le temps

La réponse tient dans le fallback : si le RCS n’est pas disponible, retour vers SMS. Cela permet de préserver la continuité des services. Conseil concret : prévoir une version alternative, courte, qui conserve l’essentiel (information + action), même sans éléments visuels. Et si un utilisateur a été appelé par un conseiller juste avant, mentionner ce contexte évite parfois un doute inutile.

Erreurs fréquentes : ce qui peut ruiner les résultats (même avec une bonne techno)

Le piège le plus courant : croire que le RCS “fait tout”. Non. Trop de messages, trop de promesses, un parcours confus, et la communication se dégrade. Autre erreur vue dans beaucoup d’équipes : empiler des écrans et des options, au lieu de clarifier la prochaine action. Le mobile n’aime pas le compliqué, et les utilisateurs encore moins.

Penser “campagnes” au lieu de penser échange

Le RCS fonctionne mieux quand il structure une conversation. Pas une rafale. Une règle qui aide : un objectif par message. Informer, faire choisir, confirmer. Puis passer à l’étape suivante. Cette logique évite la surcharge et améliore la relation client, sans forcer ni “pousser”.

Comment décider : RCS, SMS, ou mix des deux ?

Le choix dépend de l’usage. Pour du transactionnel urgent, le SMS garde un avantage net. Pour guider, expliquer, présenter, rassurer, le RCS prend souvent l’avantage. Pour le support, un mix fonctionne bien : SMS pour les alertes, RCS pour les étapes qui demandent interaction et contexte. L’approche la plus saine reste progressive : tester un cas, mesurer, ajuster, puis élargir.

Petite matrice de choix (ultra simple) à garder sous la main

  • Urgence : SMS.
  • Besoin d’interaction : RCS.
  • Richesse de contenu : RCS.
  • Compatibilité incertaine : mix avec fallback SMS.
  • Appels : utile en secours, mais à éviter quand un bouton ou une réponse rapide suffit.

Au fond, la question la plus utile est presque toujours la même : les clients ont-ils surtout besoin d’être informés… ou guidés ? Quand la réponse est “guidés”, le RCS devient vite un allié.

Dernier conseil : démarrer petit, apprendre vite

Un démarrage efficace en trois étapes : sélectionner un cas d’usage prioritaire (celui qui génère le plus de frictions), écrire un message type RCS avec une action claire, puis suivre les retours et les interactions pour itérer. Cette méthode évite de refaire toute la communication d’un coup. Le RCS se déploie mieux quand il améliore un point précis, puis un autre, jusqu’à construire une messagerie vraiment utile sur mobile. Et garder une version SMS de secours, courte et propre, reste une précaution simple qui évite bien des surprises.

Sources :

  • https://www.francenum.gouv.fr/guides-et-conseils/developpement-commercial/outils-de-developpement-des-ventes/le-rcs-successeur-du
  • https://www.frandroid.com/comment-faire/556564_quest-ce-que-le-rcs-le-successeur-du-sms
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